Prière pour un fou
Prière pour un fou
Prière pour un fou

Kader Attou - cie Accrorap

Création 1999
reprise en 2006 au Festival Montpellier Danse

.Avant-propos

En 1999, Kader Attou part à la rencontre du drame algérien et s’interroge sur la possibilité de poursuivre le dialogue entre Orient et Occident : “comment assumer une double culture lorsqu’on côtoie le drame qui se joue de l’autre côté de la mer ?

Il crée alors Prière pour un fou, une complainte musicale et dansée pour que cessent les massacres en Algérie. En 2006, en reprenant cette pièce, Kader Attou invite à se souvenir du passé, à ne pas oublier.
En reprenant cette pièce en 2006, la cie Accrorap réfléchit à la notion de répertoire. Cette pièce est la première que Kader Attou a porté seul (les précédentes pièces de la compagnies étaient écrites par un collectif).
La distribution a été modifiée pour mieux prendre en compte l’histoire de la compagnie et en particulier les liens qui se sont tissés avec l’Algérie. Ainsi, Hichem Sérir Abdallah, qui vit à Blida, danse aux côtés de Kader Attou, Abenour Belalit et Meyrem Kouffi, jeune chanteuse algérienne qui a grandi durant les “années noires” et qui est devenue une musicienne de talent. Il s’agit donc, au niveau de cette distribution, d’une rencontre entre l’Algérie “mythique” des enfants d’immigrés et l’Algérie réelle d’aujourd’hui.

. Distribution

Direction artistique : Kader Attou
Chorégraphie : Kader Attou et Abdenour Belalit
Scénographie : Mohamed Bakli assisté de Serge Galliot
Danseurs :  Kader Attou, Abdenour Belalit, Hichem Serir Abdallah
Création musicale : Imothep
Chant : Meyrem Kouffi
Création l
umière : Fabrice Crouzet
Violoncelle dans la bande son : Emmanuelle Miton

 

Production : la cie Accrorap,

avec le soutien de La Coursive, Scène Nationale de La Rochelle et du CCN de Franche-Comté à Belfort.

.Presse

« Le travail de Kader Attou est plus méditatif. Prière pour un fou est une litanie autant musicale que dansée, une longue plainte qui s’élève pour que cessent les massacres en Algérie. Un mur est le refuge de cette plainte. Elle s’y accroche, coule par les failles, les danseurs dégoulinant pour ne plus former qu’un petit tas recroquevillé au sol. Le mur intègre aussi la violoncelliste Emmanuelle Miton, que l’on voit derrière la paroi transparente, comme sur un écran de télévision brouillé. Côté jardin : l’immense spectre de la mort. Au centre, un cercle rouge. Les danseurs et le chanteur l’habitent sans vraiment l’occuper. Il y a place pour le silence, le vide aussi. La danse est très riche, avec des portés vraiment portés à bout de bras, une chorégraphie des bras, paumes vers le ciel à la façon des danseurs arabes présentant le sabre, avec un hip hop muet, retenu. De la scénographie du plasticien algérien Mohammed Bakli autant que  de la chorégraphie ou de la musique se dégage un fort rapport au sacré. Superbe. »

Marie-Christine Vernay, Libération – mai 1999


 

Le hip hop regarde de l’autre côté de la mer

« Dans Prière pour un fou, Kader Attou, ses deux danseurs, sa chanteuse et sa violoncelliste abordent la décennie noire de l’Algérie, par le biais d’une abstraction élégiaque, touchant parfois au geste pictural. Sa prière pour la fin des horreurs a quelque chose d’une mélopée chorégraphiée, dont le silence et la pause ne seraient pas exclus, d’une méditation humaniste qui ne refuserait pas les accès de virtuosité, ni à la poésie. Là encore, d’aucun maugréeront sans doute quelques maladresse esthétisantes de cette hybridation de hip hop et de contemporain. Pour notre part, on ne boudera pas notre émotion. Simple. Réelle. » 

Le Midi Libre – juillet 2006


 

 





Développpement : antichambre