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Anokha

Kader Attou - Cie Accrorap

Création 2000

. Présentation

Plus de 130 représentations en France, au Mexique, en Hollande, en Italie, en Inde, au Népal, au Sri Lanka, au Maroc, en Indonésie…

 

Le “fort sentiment de paix“ qui se dégage de ce spectacle le rend universel.

 

…un hymne à l’harmonie et à la paix, né d’un dialogue fructueux entre des corps étrangers mais aux codes complices, qui se partagent espace, force, rire et beauté avec une énergie jugulée en permanence, de part et d’autre, par une immense élégance.

 

Si le hip hop se situe dans un aller et retour entre “la Rue et la Scène”, la danse indienne, dans un besoin d’ouverture au monde est en train de passer du “Temple à la Scène”.

Dans ces “déplacements” peut se construire un dialogue entre des formes à priori très lointaines. Du sacré au profane pour la danse indienne et du profane au spirituel pour la danse de Kader Attou.

La danse indienne, en racontant l’histoire des Dieux, met le danseur au service de la représentation. La danse contemporaine occidentale, en laissant s’exprimer la personnalité du danseur parle de l’Homme et de sa façon de se situer par rapport au monde.

En cassant le code de la danse indienne, en introduisant de l’émotion et réciproquement, en cherchant à ce que la danse hip hop soit porteuse d’une dimension plus spirituelle, s’installe un univers particulier, entre Orient et Occident.

Spectacle sans narration. Des sensations, des images, des émotions, un jeu et une tension entre la souffrance des hommes et la sérénité des dieux…

 

« Nous avons tous en nous un petit quelque chose d’Anokha, quelque chose de nous-même que nous connaissons très peu, quelque chose de peu commun…
Avant de commencer cette histoire en octobre 1998, mes pensées étaient vers ma terre-mère, terre du soleil, mon sable, mon vent, mon Algérie… il m’a fallu attendre longtemps, de prière en prière, de plainte en plainte, de pleurs en pleurs pour parler d’une autre histoire… et j’attends toujours ce moment où je viendrai vers elle, ce moment ou je viendrai danser pour elle, j’espère qu’elle me pardonnera de n’être pas venu assez tôt… Mais je sais que là-bas, Dada (ma grand-mère) et tous les autres veillent sur elle, en attendant que j’arrive… je cours déjà, et cela fait des années.
Pour oublier un peu la douleur, il m’a fallu aller jusqu’en Inde, où j’ai rencontré des gens extraordinaires. Des gens simples, vrais, des gens dansant avec leur cœur, et avec eux j’ai construit une histoire, une histoire simple et sincère… Ensemble nous avons cassé les codes, nous nous sommes affranchis de la peur, nous avons construit des ponts allant tantôt vers l’un, tantôt vers l’autre, dans ce monde qui ne tourne pas rond. Anokha est un hymne à la vie, à la danse … dense, même si il y a des choses qui nous font peur. Je ne danse pas pour plaire c’est certain, j’essaie juste d’écouter les battements du cœur qui est en moi et qui ne cesse de battre depuis ma naissance, ces battements qui me donnent la mesure, le tempo, le rythme de la vie… ».

Kader Attou

. Glossaire

– UN GLOSSAIRE COMME ARGUMENT

Baharatanatyam

Le Baharatanatyam est une forme d’art très ancienne venant du Sud de l’Inde. Cette danse, amenée sur terre par Shiva,  le danseur cosmique, a été perpétuée de génération en génération par les danseuses des temples appelées Devadasi, qui consacraient leur vie à Dieu par la danse. C’est au XXe siècle que le Bharatanatyam a commencé à être dansé sur scène, devenant une des formes d’expression artistique contemporaine les plus respectées en Inde.
Comme pour tout art indien, la fondation Bharatanatyam est la recherche intérieure de l’artiste, la connaissance des vérités éternelles décrites dans les Vedas, Upanishads et les Purunas. Les textes philosophiques hindous sont la longue phase préliminaire de l’apprentissage du Bharatanatyam.
Le Bharatanatyam a trois éléments constitutifs : – Bhava, l’émotion – Raga, la mélodie et l’esprit de la musique – Tala, le rythme.
Kathak Sri Krishna est la source d’inspiration du style Kathak. D’après l’ancienne théorie Hindoue, “Katha” est la narration des histoires de la mythologie, des dieux et des déesses, des héros et des héroïnes… ”Kathak” est la personne qui les raconte. Cette danse classique de l’Inde du Nord a subi beaucoup de changements au cours de sa longue histoire mais la transformation majeure s’est faite au contact des règles musulmanes .La danse kathak s’est alors enrichie de la grâce de la chorégraphie, de la musique et des costumes islamiques.
La technique du Kathak peut être divisée en deux parties : pure danse et narration. La danse pure révèle la beauté des rythmes et des mouvements qui transmettent de la joie. Il existe une grande variété de “ pas ” et de “ pirouettes “ très rapides qui rendent cette danse très particulière et très attractive.
La dimension narrative est une combinaison entre danse abstraite et expression. Elle utilise aussi des mudras ( geste des mains servant à raconter des histoires ).


 

Gandhi

Gandhi est l’homme de la non-violence, un des rares à en avoir démontré l’efficacité politique grâce à des mouvements de désobéissance civile tels que la marche du sel.
Un autre de ses combats fut la lutte contre le système des castes mais surtout pour l’abolition de l’intouchabilité (les intouchables: classe hors caste, de la population de l’Inde, appelée par les européens “ parias “, officiellement abolie en 1947 ).
Gandhi meurt assassiné en 1948 par un fanatique hindou, sans avoir réussi à imposer son idéal de non-violence, hindous et musulmans continuant de s’affronter mais son action reste un modèle pour tous ceux qui veulent lutter contre les injustices.


Swasitka

Symbole solaire qui traduit la stabilité, la quiétude…le Swasitka est un symbole quasi-universel, d’une très grande ancienneté en Asie. Il apparaît au 4° millénaire avant notre ère et il est fort ancien en Inde. La connaissance du transcendant. Utilisé comme symbole d’heureux augures, il a pour but de nous rappeler que la réalité suprême n’est pas accessible à l’être humain et n’est jamais sous le contrôle de l’homme. La connaissance du divin ne peut être atteinte qu’indirectement par les voies détournées de la main droite et de la main gauche, c’est pourquoi les branches du Swastika peuvent être courbées dans un sens ou dans un autre.

Il est devenu en Occident un symbole d’atrocités, plus connu sous le nom de croix gammée depuis qu’Hitler s’en est emparé.


Assuras

Ancien vocable védique décrivant l’esprit suprême. Plus tard ce nom fut détourné de son sens primitif et devint synonyme d’“anti-dieu” s’opposant aux Devas et symbolisant les sens matériels. Il est aussi utilisé dans le sens de “démons”.

« C’est à l’occasion d’une tournée en Inde, à l’issue d’une représentation à Trivandrum qu’Hassan, un vieux guru , professeur de théâtre, de danse et de musique nous a dit qu’il y avait vu la danse des Dieux et des Assuras. La danse indienne était la danse des dieux et nous étions la danse des Assuras, car nous parlions des choses de la vie, de la douleur et de la souffrance des Hommes. »

. Distribution

Pièce chorégraphique pour 8 danseurs.
Création 2000 Biennale de la danse de Lyon.

 

Chorégraphie : Kader Attou assisté de Véronique Teindas

Danseurs : Abdenour Belalit, Jozé Dos Santos, Pierre Bolo, Rukmini Chatterjee, Vaishali Trivedi, Prashant Shah, Annabelle Loiseau, Kader Attou

Musique : Manuel Wandji

Création lumières : Fabrice Crouzet

Création des costumes : Nadia Genez

Scénographie : Serge Galliot

 

Production : la cie Accrorap,

 

Coproduction : la Biennale de la danse de Lyon, La Coursive, Scène Nationale de La Rochelle, le CCN de Franche-Comté à Belfort, le Conseil régional de Franche-Comté, le ministère de la Culture et de la Communication – DRAC de Franche-Comté et L’AFAA.

 

. Presse

 

The view of the world is best upside down…

« The fonction of art is to communicate, and entertain, as some would say. Accrorap managed to do both, with colourful gusto and infectious enthusiasm at that. And yes, they amply demonstraded that art transcends cultural, geographical and other man-made frontiers. »

The Times of India – 8 octobre 1998





Développpement : antichambre