Trio
Le chorégraphe et danseur Bruce Chiefare invite deux autres danseurs à ses côtés pour explorer leur capacité respective à plier leurs corps, à créer du vide, à sculpter, en un mot à se contraindre. Réunis sous l’intuition d’une danse à construire, d’une matière à ciseler, ils interrogeront leurs limites en tant qu’être humain.

 

« Après la création précédente qui avait l’ambition de rapprocher l’art du bonsai (art japonais se traduisant « arbre en pot ») et la danse urbaine, avec deux danseurs se retrouvant liés par leur « identicité » et une gestuelle forgée par l’approche et son épanouissement au sol ; je souhaite ici prolonger ce travail d’écriture, que je qualifie « en devenir » en la confrontant à des corps aux styles différents, dans leurs dimensions plastiques et dans leurs langages.
C’est avec deux autres danseurs que j’ai côtoyés et qui m’accompagnent dans divers autres projets, que je voudrais entamer cette démarche avec le lien évident qui est notre capacité respective à plier nos corps, à créer du vide, à sculpter, à se contraindre. Il m’a semblé pertinent de nous rassembler sous l’intuition d’une danse à construire, d’un matière à ciseler. Nous élaborerions un espace commun pour créer un processus, consolider des outils et en reformer d’autres, en inventer par rapport au besoin de l’espace à investir ; à solutionner une danse. Il n’y a pas de corps au dessus de l’autre, aucun ne peux supporter le poids de l’autre ou le prétendre. De ce fait il serait question de s’immiscer, de dévier, de détourner les corps en contact. La capacité à se tordre interrogera d’une certaine manière nos limites en tant qu’être humain dans sa propre condition, et dans ces décisions.
L’envie première serait de fabriquer le socle de cette danse, de pouvoir rendre ces mouvements apparents. Quelles sont les images qui feront office d’armature à cette danse, qui épingleraient des gestes dans le temps, et qui permettrait aux spectateurs de s’approprier cet univers et de raconter sa propre histoire. » Bruce chiefare

Bruce Chiefare commence la danse par les compétitions de breakdance en 1997, et devient rapidement l’emblème de sa région. Son talent remporte d’importante compétition comme les championnats de France en 2001, ou encore les championnat du monde à Londres en 2004, et divers titres tout aussi spectaculaire. Il est est amené a représenter la France dans des événements internationaux, en Corée du sud, Los Angeles, Holland, Japon, Tahiti, Espagne…
Il évolue ensuite dans l’univers de la création, ou sa gestuelle s’épanouit complètement. Il est interprété pour des compagnies divers comme Ethadam, Traffic de style, Régis Obadia, Kafig (CCN de Créteil) sur le projet franco-taiwanais intitulé Yo gee ti, Art terre, Art Move Concept, S’poart.
Aujourd’hui il est danseur pour la compagnie Accrorap (CCN de la Rochelle) de Kader
Attou, pour plusieurs de ses pièces, ou il se produit en Asie, New York, Bielorussie, Allemagne, République Tchèque…
Sa notoriété lui permet d’intégrer des collectifs tel que Freemindz ou Wanted Posse. Il fait part de son expérience dans des master classe et en étant jury dans des compétitions de Breakdance.

Chorégraphe : Bruce Chiefare
Interprètes : Nao Tozawa, Mabrouk Gouicem, Bruce Chiefare
Création musicale : en cours
Création Lumière : en cours
Costumes : en cours
© Barbara Mai
www.cie-flowcus.com

Production : compagnie Flowcus
Coproduction : Initiatives d’Artistes en Danses Urbaines – Fondation de France/La Villette – Paris, L’Intervalle/Scène de territoire danse – Noyal sur Vilaine, L’Hermine – Sarzeau, Danse à tous les étages

En résidence au CCN
du 23 au 27 juin

sortie de résidence vendredi 27 juin
Chapelle Fromentin

Dans le cadre de l’accueil studio,
la compagnie bénéficie d’une résidence et d’une coproduction.

entrée libre
information — réservation
05 46 00 00 46