Cie Eskemm

Le ring des corps

Cie Eskemm ©eskemm
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Cie Eskemm / Le Ring des corps


Création 2014 et Vibration 2 du Jardin du Wyrd
Pièce pour 4 danseurs – Danse hip hop et contemporaine

Le Ring des corps sera la deuxième vibration du projet Le Jardin du Wyrd, vibration en trois temps, qui se compose des chorégraphies suivantes :

Vibration 1 : Timing, danse contemporaine
Chorégraphie : Karine Le Bris
Pièce pour trois danseuses et un musicien
Création mai 2013 pour la version rue
Octobre – novembre 2014 pour la version plateau

Vibration 2 : Le Ring des corps, danse hip hop et contemporaine
Pièce pour quatre danseurs
Chorégraphie : Fadil Kasri
Création à l’automne 2014

Vibration 3 : Vibrationsss, danse hip hop et contemporaine
Pièce pour deux danseurs
Chorégraphie : Fadil Kasri et Karine Le Bris
Création 2015


 

Le Jardin du Wyrd

Le “Wyrd” dans la mythologie nordique symbolise une toile infinie dont chaque fil représente un être. On le décrit comme un réseau, ou toile de fils qui vibre au gré des événements de la vie. Chacun de ces événements modifiant la vibration d’une destinée, peut avoir un impact sur d’autres éléments de la toile car tous sont liés les uns aux autres.

Le Jardin du Wyrd, c’est un ensemble de trois projets – Vibration 1, 2 et 3 –  dont la toile se tisse à travers les chorégraphes, les interprètes, les partenaires, les créations du passé, celles du moment et celles en devenir.

Les trois pièces sont liées les unes aux autres par ces fils entrelacés de la création, des résonances et des vibrations partagées. A travers ce triptyque, les chorégraphes poursuivent leur réflexion autour des thématiques de la rencontre, de “l’être ensemble” et de “l’être soi”. Et c’est plus particulièrement autour des questions du temps et du langage, en traversant des états de corps engagés et conscients, que Karine Le Bris et Fadil Kasri évolueront dans un espace commun, leur jardin. C’est un pas de plus vers la porosité entre l’artistique et l’extérieur, le réel.

Un jardin nécessite du temps et beaucoup de travail, de persévérance, de patience, d’attentions. Il offre des espaces, des couleurs multiples et procure du plaisir. On peut y cheminer, s’y ressourcer. Un jardin ça se cultive, de la graine au fruit, et ça se renouvelle.

Ces neuf dernières années, Karine Le Bris et Fadil Kasri ont façonné leur jardin artistique et c’est à nouveau le temps des friches et des semences. Si les temps de recherche sont au cœur du processus de création, les temps de réflexion et de genèse qui précèdent indéniablement celui de la création sont difficilement quantifiables mais constituent le terreau possible d’un spectacle. Les chorégraphes ont choisi de prendre le temps de développer et de fabriquer ce matériau de base, d’écouter et de nourrir leurs envies.

C’est aussi poser un premier regard sur ce qui a été fait, prendre du recul puis se recentrer sur sa danse, la décortiquer, la comprendre et l’enrichir, pour opérer un repositionnement, une autre approche de “l’acte de création”.


Le Ring des corps

La danse des signes

« J’ai toujours considéré le langage des signes comme une danse perpétuelle, un mouvement qui sans cesse se réitère. Notre première rencontre date de 1999 : j’avais été sollicité pour animer un atelier en danse hip hop auprès de jeunes sourds et malentendants dans un institut spécialisé à Fougères près de Rennes.

Ce fut un électrochoc. J’avais en face de moi des personnes qui voulaient apprendre à danser alors que pour moi la danse était déjà très présente dans leur quotidien.

C’est en toute logique que je me suis engouffré dans cet univers sans savoir où j’allais. J’ai été étonné de la richesse des mouvements du corps lorsqu’ils signaient entre eux. Je me sentais un peu perdu, mais leur générosité à partager leur quotidien m’a fait oublier qu’on avait un mode de langage différent. M’y confronter et l’apprendre m’a paru du coup naturel et j’avais l’impression, moi qui parle beaucoup avec les mains, d’avoir un prolongement du corps en mouvement, d’avoir la sensation que je pouvais aller encore plus loin.

Cette expérience m’a longtemps marqué et l’envie un jour de travailler autour de ce langage, de l’intégrer dans une pièce, d’approcher cet univers m’a longtemps suivi. »

Fadil Kasri


Jeter des ponts

Un des fondements de la cie Eskemm est le croisement des langages. Se nourrir de la langue des signes et ainsi la confronter à la danse hip hop et contemporaine devient comme l’évidence d’un nouveau défi.

Le Ring des corps questionne la prise de conscience du corps dans le mouvement dansé. C’est aborder différents états, le sens de l’être ou du paraître, pointer cette sur-médiatisation du corps dans notre société d’aujourd’hui, cette norme superficielle. C’est aussi interroger dans la structure interne et viscérale de ce corps, la résonnance d’un enfermement, d’une surdité ne se manifestant que de l’intérieur et qui ne demande qu’à exploser, à s’exprimer et parallèlement interroger dans la structure externe de ce corps, cette apparence qu’elle soit sèche ou souple, qu’elle soit trapue, élancée ou enrobée. Afin de s’affirmer et d’exister à travers cette enveloppe charnelle, l’utilisation du langage des signes sera comme un vecteur de communication, comme un outil servant à jeter des ponts, de ces différents états traversés de l’intérieur comme de l’extérieur.

Le Ring des corps s’inscrit alors comme une succession de rounds où le corps franchit divers étapes, où il affronte, se confronte et recherche de nouveaux challenges. Entre mouvement dansé et pensée visuelle, il s’agit d’explorer ce corps dans diverses situations et d’aller au-delà de nos habitudes dansées de chorégraphes ou de danseurs. Par cette confrontation aux langages des signes, par la richesse des gestuelles hip hop et contemporaine, il s’agit là d’expérimenter, d’avoir une complémentarité pour aborder une nouvelle manière de se mouvoir car apprendre c’est comprendre.

Le corps, élément principal du danseur instrumentalisé par le chorégraphe devient ici le centre, l’essence même de ce Ring des corps dans tous ses états.

« L’état de corps recouvre une partie de la “substance chorégraphique”, celle qui relèverait du “travail intérieur” avant même de devenir une forme en tant que résultat visible ».

Philippe Guisgand, Maître de conférences en arts du spectacle et chercheur au Centre d’Étude des Arts Contemporains de Lille

 

« Création, diffusion, sensibilisation et mutualisation tissent des liens forts humains et artistiques. Rencontres, échanges, et épanouissement des citoyens à travers la danse, sont les valeurs que défendent les chorégraphes, le métissage étant le moteur de la créativité. »

La cie Eskemm

La cie Eskemm, c’est la rencontre entre Fadil Kasri, chorégraphe et danseur hip hop, et Karine Le Bris, chorégraphe et danseuse contemporaine. Ils créent en 2003 Eskemm (signifiant “échange” en breton), pièce éponyme et fondatrice de la compagnie. La démarche initiale des deux chorégraphes se concentre alors principalement sur la recherche d’une écriture commune entre leurs deux esthétiques puis s’élargit très vite à toutes formes de croisements artistiques (musique, arts plastiques, textes, marionnettes…) transversalités qui enrichissent les gestuelles.

Confronter la danse à d’autres langages artistiques, se questionner sur sa place au sein de la société, bousculer les images conventionnelles, aller au plus près des publics, sur plateau ou en extérieur en privilégiant avant tout l’échange sont les axes de travail des chorégraphes. Ainsi le répertoire propose des pièces engagées socialement, de formes et formats variés, et qui réinterrogent notre rapport à l’autre, à l’humain, au monde.

En neuf ans d’existence la compagnie n’a cessé de se développer et de se créer une identité à travers le paysage chorégraphique régional et national, notamment grâce au soutien du grand théâtre de Lorient, scène conventionnée danse.

Chorégraphe : Fadil Kasri
Interprètes : Emilie Dubois (danseuse contemporaine), Marie Houdin (chorégraphe et danseuse de la cie Engrenage), Pierre Jallot
(chorégraphe, danseur et jongleur de la cie mO3), Fadil Kasri
Assistante à la chorégraphie : Karine Le Bris
Création lumière : Jérôme Le Dimet
Création sonore : Fadil Kasri

Coproduction : CCN de La Rochelle, L’Hermine – Scène territoriale danse à Sarzeau

Avec le partenariat du Mac Orlan à Brest

Cette pièce reçoit le soutien du ministère de la Culture et de la Communication DRAC de Bretagne dans le cadre de l’aide au projet 2013.

www.cie-eskemm.fr

En résidence du 15 au 24 avril 2014




Masterclasse avec le Conservatoire de La Rochelle
le mercredi 16 avril de 18h à 20h

 

Rencontre avec la cie Eskem
jeudi 17 avril à 18h30

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